mardi 30 décembre 2008

L'Afrique victime de ses fils

Voilà les militaires qui bénéficient encore une fois d'un boulevard énorme qui s'est ouvert devant eux avec la complicité de la communauté internationale. En effet, les mouvements de rectification, de lutte contre la gabegie prônée par les militaires ne sont qu'une diversion sur le fond de leurs intentions.


En Mauritanie, un général s'empare du pouvoir avec force, brisant toute la constitution. Mais le plus extraordinaire, c'est le soutien de l'illégalité de la part de certains citoyens. Dans le Monde Arabe, le pouvoir est vénéré par les citoyens puisqu'il est synonyme de récompense éventuel du sultan.


Ainsi, même un cochon au pouvoir serait sans aucun doute soutenu par certaines factions de la population. Ce sont elles,en réalité qui profitent de la corruption,de la spoliation du bien de l'état et continuent à monnayer leurs soutiens tribalistes en échange de marchés ou de licences de pêches.


L'africain se condamne lui-même, la productivité ne fait pas partie de la tradition africaine, je ne généralise pas mais restons objectifs. Quel est le problème de ce continent? Depuis l'indépendance, aucune évolution, ni alternative économique n'ont été ressenties par les citoyens de ce continent.

C'est pourquoi, on doit se mobiliser pour contrer les militaires à regagner leur caserne. Mais aussi, des décisions de financement du corps de l'armée doivent être prises pour restructurer ce corps et former des militaires républicains et professionnels. Arrêtons de construire des assoiffés de pouvoir.


Prenons le cas de la Guinée Conakry,un jeune capitaine sans expérience, ni compétence profitant de la mort du dictateur Conté pour s'emparer du pouvoir. En effet, il prône de nouvelles réformes économiques, de lutte contre le clientélisme... la vieille musique quoi!

Et, c'est toujours la faute de l'occident mais oui,l'autocritique ne fait pas de mal de temps en temps, la soif du pouvoir est une culture africaine.


Soyons sérieux et au moins assumons notre échec



1 commentaire:

  1. Les vrais réformes doivent être prises à l'élysée, à berlin, au 10 downing street, à la white house, là ou se trouve les vrais dirigeants de la terre africaine.
    camara, bongo, les généraux algériens on encore de beaux jours devant eux bénéficiant du soutien moral et politique et financier des occidentaux, comme récemment au tchad. Le dictateur pense au contrat juteux avant de penser à son ethnie.
    vive leopold sedar senghor et nelson mandela, des vrais humanistes.
    Nasser

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